Trend Fermenté – une tendance qui nous veut du bien !

Certains diront c’est fermenté, Beurk… Pourtant, sans en avoir conscience, nous consommons régulièrement et avec plaisir des aliments fermentés. La bière, le vin, le pain au levain, le fromage, le yaourt, tous sont le produit d’une fermentation, de même que la fameuse choucroute !

La fermentation est un procédé simple de conservation connu depuis des millénaires et remis à l’honneur, notamment par la cuisine asiatique : sauce soja, prunes en saumure (umébosis), chou chinois fermenté (kimchi) et par les nutritionnistes qui vantent les bienfaits d’une nourriture vivante.

Pourquoi en manger ? Les aliments fermentés introduits dans notre alimentation l’enrichissent en probiotiques salutaires pour le transit et qui renforcent notre immunité. Ni crus, ni cuits, les légumes lacto-fermentés sont très digestes et contrairement à leur goût acidulé plutôt agréable, ils combattent l’acidité de notre corps. De plus, ils sont gorgés de vitamines et de minéraux.

Faire soi-même ses légumes lacto-fermentés est une manière très naturelle de conserver les légumes de saison. L’intérêt est d’en consommer un peu chaque jour en les ajoutant par exemple à des salades de légumes râpés, à une salade de lentilles, dans les sandwiches comme les cornichons, en accompagnement de quinoa cuit, dans les bowls, avec les poissons fumés…

Ce qui se passe dans le bocal…

En absence d’air, les bonnes bactéries se développent et détruisent les mauvais germes !

Vous voulez en savoir plus…

 « Les légumes portent sur leur surface des micro-organismes (champignons microscopiques, bactéries) qui, laissés à l’air libre, provoquent la putréfaction. En l’absence d’air et en présence d’une légère quantité de sel (…) les ferments lactiques prennent le dessus : c’est le début du processus de fermentation lactique. (…) Au fur et à mesure du processus, le produit devient stable, ce qui permet une longue conservation. Wikipédia »

Faire mon premier légume fermenté

Il suffit d’un bocal à joint de caoutchouc à fermer hermétiquement. Des légumes : carottes râpées, morceaux de courgettes, concombres ou encore radis, cornichons, oignons, gousses d’ail, bouquets de chou-fleur…

Faire une saumure. De l’eau et du sel naturel de mer, sans additif. 30 gr de gros sel pour 1 l d’eau. Une fois le sel dissout à froid, il suffit de remplir les légumes très très serrés dans le bocal, de verser la saumure pour parfaitement recouvrir les légumes (2 cm en dessous du bord du bocal) et de fermer hermétiquement. Voilà, pas de cuisson, pas de chichi ! On range le bocal à température ambiante durant une semaine… puis dans une pièce fraîche, le contenu va continuer à travailler, mousser, se transformer, c’est normal, on n’ouvre surtout pas ! Patience c’est slow food ! Peu à peu, le liquide va s’éclaircir. Après 3 semaines, on peut enfin goûter !

Un bocal se conserve des mois dans un endroit frais et si vous l’avez ouvert, toujours au frigo.