Carmen Azevedo, hôtesse de caisse : « Le sourire avant tout »

Avant de quitter le magasin dans lequel vous venez de faire vos courses, une étape est bien évidemment indispensable : celui du passage en caisse. Pour vous y accueillir, un hôte ou une hôtesse de caisse, dont le métier se résume à bien plus que scanner vos articles. Pour discuter des différentes facettes de cette profession, direction le Cactus de Merl pour rencontrer la pétillante Carmen Azevedo.

Souriante et pleine d’entrain, elle nous accueille au sein d’un supermarché « à l’ambiance familiale », comme elle se plaît à le souligner : « une partie de notre clientèle vit dans le quartier, certains de nos habitués résident même dans l’immeuble situé au-dessus du magasin, et passent nous rendre visite une ou plusieurs fois par jour. Cela permet de tisser des liens, c’est vraiment sympa ». D’ailleurs, pour résumer son quotidien, Carmen a une formule : « être à la caisse, ce n’est pas seulement scanner des produits et dire bonjour et au revoir ».

Les missions confiées aux hôtes et hôtesses de caisses sont en effet bien plus vastes, la polyvalence est de mise : « il m’arrive de devoir donner un coup de main en rayon pour les remplir. Ma caisse, je dois également la bichonner, elle doit être propre et accueillante. Et puis, même si beaucoup pensent que c’est une profession facile et sans responsabilités, ce n’est pas le cas : pouvoir rendre la monnaie rapidement et sans commettre d’erreur, ce n’est pas si évident ».

«Si vous n’aimez pas le contact avec les gens, ce métier n’est clairement pas fait pour vous »

À 46 ans, Carmen n’a pas toujours officié comme hôtesse de caisse. Jusqu’en 2012, elle travaillait en tant que vendeuse en bijouterie. « Quand la firme a fermé ses portes, j’ai dû me trouver un nouvel employeur. Étant donné que je souhaitais rester en contact avec la clientèle et que Cactus cherchait de nouveaux collaborateurs, je leur ai fait parvenir mon cv ». A l’arrivée, et 6 ans après sa prise de poste, aucun regret. « Certains me demandent si je n’ai pas envie de retourner travailler en bijouterie. Ma réponse est catégorique : c’est un grand non, je me plais trop ici que pour partir. D’ailleurs, les clients sont nombreux à me dire que j’ai toujours le sourire. Ça m’amuse de leur répondre que le prix n’est pas plus cher que si je tirais la tête ».

En tant que dernier maillon de la chaîne, Carmen ne doit d’ailleurs pas uniquement se concentrer sur l’encaissement, mais aussi sur l’accueil des clients. « Ceux-ci doivent être traités comme des rois, même ceux qui sont parfois moins polis. Ceci étant, ces derniers sont rares, je dirais que 95% des personnes que je vois passer à ma caisse sont super sympas. Certains n’hésitent d’ailleurs pas à nous glisser un petit mot encourageant ou à nous remercier. Une telle attention, c’est toujours gratifiant ». 

Trilingue, et capable de vous accueillir à sa caisse en luxembourgeois, français et portugais, « pour l’anglais, c’est un peu plus compliqué, mais je parviens toujours à me faire comprendre » ajoute Carmen le sourire aux lèvres, elle reconnait que son métier n’est pas fait pour tout le monde : « être ouvert est une qualité impérative, parler fort aussi. Si tu chuchotes et que les clients te font répéter sans cesse, ça ne va pas. Mais à toutes celles et ceux qui souhaite se lancer, je les encourage vivement. Car, quoiqu’on en dise, ce métier de service et de contact, je l’adore ! ».